08 juin 2012 ~ 0 Commentaire

Islamaophobie un comportement provoqué par les musulmans…

Islamaophobie un comportement provoqué par les musulmans... islamo

L’islamophobie réfère à l’hostilité envers l’Islam, ou à une attitude considérée comme discriminatoire à l’encontre des personnes de religion musulmane, et par amalgame, des résidents d’origine maghrébine ou arabe.
Selon un rapport du Conseil des Droits de l’homme des Nations unies, l’islamophobie, bien que le terme soit récent, a toujours existé et a augmenté sensiblement après certaines réactions aux attentats du 11 septembre 2001. L’accusation d’islamophobie, dans l’acception de «racisme anti-musulman», est sous-jacente à l’utilisation du terme de « choc des civilisations », utilisé par Samuel Huntington, par nombre d’hommes politiques et d’intellectuels qui opposent un « islam global » respectant à la lettre les prescriptions de la charia, à un « Occident » mettant l’accent sur les Droits de l’homme.

En 2004, une conférence des Nations unies a eu pour thème les phénomènes de violence envers des musulmans et la recherche de moyens pour combattre l’islamophobie.

En Amérique du Nord

Aux États-Unis La paneau au premier plan : « Aucune mosquée dans la zone du ground zero. Préservons la dignité de nos morts en ce lieu. »

L’association de l’islam et du terrorisme évoquée par ces manifestants.
De plus, cette islamophobie devient de plus en plus intense ces dernières années aux États-Unis après les attentats du 11 septembre. Les actes islamophobes se sont multipliés à travers les États-Unis, comme par exemple des magasins qui refusent de servir les clientes qui portent le voile islamique, ou encore des cas d’extrêmes violences allant parfois à la tentative de meurtre contre les musulmans à cause de leur religion.

Une étude a récemment démontré que l’islamophobie aux États-Unis était en expansion fulgurante, alors qu’avant le 11 septembre 2001, 24 % des américains déclaraient avoir une attitude anti-islamique, c’est ensuite plus de 46 % d’entre eux qui, en 2006, déclaraient être anti-islamiques.

L’islamophobie se ressent à travers les actions médiatiques de pasteur Terry Jones, créateur en 2010 de la « International Burn a Koran Day » (journée internationale du brûlage de coran) qui consiste a brûler le coran chaque 11 septembre.

En Europe

europ islam et discriminationLa Commission européenne et l’Observatoire des phénomènes racistes et xénophobes ont organisé à l’automne 2003 une table ronde de réflexion sur l’antisémitisme, l’islamophobie et les possibilités de réconciliations entre les communautés. Le terme est aussi utilisé par le Conseil de l’Europe à la demande de la Turquie qui introduit le terme à la fin de la conférence.

L’observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) dans une étude intitulée « Les musulmans au sein de l’Union européenne: discrimination et islamophobie » et publiée courant décembre 2006, souligne que certains musulmans de l’Union européenne sont victimes de discrimination en matière d’emploi, logement d’éducation. Les actes islamophobes, allant d’insultes à des agressions physiques et incendies criminels.

 

en france                                                                                                      France

Dans son livre L’Islam imaginaire, la construction médiatique de l’islamophobie en France (1975-2005), Thomas Deltombe pense que si le terme « islamophobie » était peu utilisé à l’époque, certains journalistes étaient conscients, dès les années 1980, de la montée du phénomène. Le patron du Nouvel Observateur, Jean Daniel, accusa par exemple en 1983 le gouvernement socialiste de « nourrir cet anti-islamisme indistinct et de moins en moins honteux que l’on voit refleurir, surtout d’ailleurs, hélas!, dans les couches populaires, en France et en Europe » (Le Nouvel Observateur, 4 février 1983). De même, à la suite de l’affaire des « tchadors » de Creil en 1989, Jacques Julliard estima que : « l’argument anti-islamique est de longue date un alibi commode qui habille de respectabilité la haine de l’Arabe et le refus de l’accueillir » (Le Nouvel Observateur, 23 novembre 1989).

Toujours dans le même livre, il décrit l’implication des médias français dans ce qu’il appelle « la peur, souvent haineuse » de la religion musulmane. Selon Thomas Deltombe il y a « trois éléments clés de la peur de l’islam: le traumatisme de la guerre d’Algérie, la visibilité de la religion musulmane et la crainte de l’islamisation des modes de vie » qui auraient repris de la vigueur avec l’émergence du terrorisme islamiste dans les années 1990 en France (campagne terroriste des Groupes islamiques armés, ou GIA algériens) et après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Des personnalités telles que Alain Gresh ou Jean Baubérot dénoncent l’islamophobie, qu’ils conçoivent comme un amalgame entre croyants et intégristes, fondée sur une interprétation belliciste du Coran et qui sous prétexte de protection de la liberté d’expression, dégénère en xénophobie.

À Alger le 3 décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy fait un parallèle entre l’islamophobie et l’antisémitisme : «  En France comme en Algérie, nous devons combattre avec une détermination sans faille toute forme de racisme, toute forme d’islamophobie, toute forme d’antisémitisme. Il n’y a rien de plus semblable à un antisémite qu’un islamophobe. Tous deux ont le même visage : celui de la bêtise et de la haine. (…) Le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme ne s’expliquent pas. Ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs dans le monde. »

En septembre 2011, le CCIF (collectif contre l’islamophobie en France) est reconnu comme ONG par l’ONU.

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Royaume-Uni

L’islamophobie n’est pas dénoncée en tant que telle avant 1997, date à laquelle l’organisation antiraciste Runnymede Trust publie un document intitulé Islamophobie, un défi pour nous tous (Islamophobia: A Challenge for Us All). Dans la partie « Nature de l’islamophobie », le rapport souligne huit points caractéristiques que cet institut associe à l’islamophobie. Les six premiers portent sur la perception de l’islam ou du discours critique que celui-ci tient sur l’Occident ; les deux derniers portent également sur l’hostilité envers les musulmans :

L’islam est vu comme un bloc monolithique, statique et incapable de répondre aux changements
L’islam est perçu comme “séparé” et “autre”, sans valeurs communes avec les autres cultures, n’est pas affecté par celles-ci et lui-même n’ayant aucune influence sur celles-ci.
L’islam est perçu comme inférieur à l’Occident. Il est perçu comme barbare, irrationnel, primitif et sexiste.
L’islam est perçu comme violent, agressif, menaçant, soutenant le terrorisme et engagé dans un choc des civilisations.
L’islam est perçu comme une idéologie politique, utilisée à des buts politiques et militaires.
Les critiques de l’Occident formulées par l’islam sont rejetées de but en blanc.
l’hostilité envers l’islam est utilisée pour justifier des pratiques discriminatoires à l’égard des musulmans ainsi que leur marginalisation dans la société.
l’hostilité anti-musulmane est perçue comme naturelle et normale.
L’éditorialiste britannique Josie Appleton critique cette définition donnée par le Runnymede Trust : « Ce rapport parle de la l’augmentation du préjugé anti-musulman, qui doit être abordée politiquement. Mais la section intitulée « Nature de l’islamophobie » suggère une définition très large du préjugé ; les exemples d’islamophobie donnés par ce rapport à savoir que la vision d’un islam inférieur à l’Occident, plutôt que simplement différent ; la vision d’un islam monolithique et statique plutôt que varié et progressiste, la perception de l’islam comme un ennemi plutôt que comme un partenaire. Tout cela semble relever d’une sensibilité exacerbée, d’une tentative de disqualifier toute critique de l’islam. Plutôt que d’inviter les musulmans au débat, les non-musulmans seraient supposés marcher sur des œufs de crainte de causer une offense. Depuis le 11 septembre 2001, nous avons vu comment cette attitude prévient toute discussion.»

En 2004, le Runnynede Trust a publié un autre rapport décrivant l’institutionnalisation de l’islamophobie dans plusieurs corps publics.

Kenan Malik, auteur d’une étude statistique des phénomènes de racisme envers les musulmans en Grande-Bretagne, tempère largement ce que soutiennent les partisans de cette dernière acception du terme. Selon cet auteur, l’existence d’une haine largement répandue envers les musulmans « est un mythe ». Par exemple lorsque ceux-ci prétendent que les musulmans « sont confrontés à une avalanche de littérature anti-islamique qui prêche la haine contre l’islam ». Il semblerait qu’en fait, c’est à peine une poignée de livres qui critiquent l’islam.[réf. nécessaire] Ce qui amène l’auteur à conclure que « Les accusations d’islamophobie, sont destinées « à faire taire les critiques de l’islam, voire les musulmans qui luttent en faveur de réformes dans leurs communautés »

La confédération syndicale la plus importante, la TUC, a mis en place un travail commun avec le Conseil Musulman de la Grande-Bretagne visant explicitement à combattre l’islamophobie. Les deux organisations ont, par exemple, organisé un colloque commun en avril 2007.

Pays-Bas

Le premier personnage politique à viser l’islam dans ce pays, était le populiste Pim Fortuyn. Il s’est fait remarquer en le qualifiant de « culture arriérée », aussi bien par ses provocations de plusieurs imams. Un de ses œuvres s’intitule « Contre l’islamisation de notre culture ».

Une contribution importante au débat est considerée d’être celle de Mme Ayaan Hirsi Ali, maintenant chercheur à l’institut néo-conservateur américain, le « American Enterprise Institute ». Elle estime que l’islam est un des « gros problèmes » d’aujourd’hui, et qu’il faut chercher la confrontation. Elle admet que le problème vient du radicalisme en particulier, mais pose que « trop de musulmans tolèrent l’islam radical ». En 2006-2007 sa pensée suivait surtout les idées du critique littéraire américain Bruce Bawer, auteur du livre  » While Europe Slept: How Radical Islam Is Destroying the West from Within ». Elle se sert de sa comparaison avec le nazisme, où l’islam radical est le nazisme, et ceux qui cherchent la conciliation, commettent l’erreur de Chamberlain.

La « question musulmane » devient un sujet de discussion et de remises en question d’une tradition libérale et de tolérance illimitée, après l’assassinat de Theo van Gogh (le 2 novembre 2004) qui fit venir la question de l’islamisme au premier plan. Sylvain Ephimenco, éditorialiste au quotidien chrétien « progressiste » « Trouw », publie un recueil de chroniques intitulé Contraint à la résistance où il développe l’idée d’une nécessaire résistance à ce que l’islamisme veut détruire dans la démocratie.

Il s’agit selon lui, de : « la résistance pour défendre des valeurs normalement de gauche comme la liberté de pensée, d’expression, l’égalité des hommes et des femmes, tout ce que le fondamentalisme islamique essaie de détruire. » Il soutient que « une partie de la gauche refuse la critique de l’islam, qu’elle assimile à de l’islamophobie et donc à du racisme. Cette gauche-là ne veut pas admettre que nous nous sommes trompés en nous battant pour la fraternité multiculturelle. Le multiculturalisme, c’est un instrument du repli sur soi et de la ghettoïsation voulue. Le laisser-faire des dernières décennies fait que, désormais, parler d’intégration, c’est proférer une insulte. »

Après l’assassinat de van Gogh il s’est trouvé certains députés, dont Ayaan Hirsi Ali, pour demander au Parlement, d’instaurer une laïcité « à la française ». Les opposants à cette proposition ont protesté au nom de l’islamophobie.[réf. nécessaire]

En 2008, un sondage du «TNS NIPO», a trouvé que 62 % des Hollandais favorisaient l’interdiction de construction de nouvelles mosquées. 55 % estimaient qu’il fallait interdire aux musulmans, résidents au pays, de faire venir leurs époux/ses de leur pays d’origine, pour s’y installer. 71 % de la population estime qu’il faut interdire le port, en public, de la burqa afghane.

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Belgique

Dans ce pays où les questions relatives à la place de l’islam dans la société sont fréquemment abordées, le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX, homologue belge du MRAP français), fait de la lutte contre l’islamophobie une de ses priorités et a organisé en 2009 et en 2010 plusieurs colloques sur le sujet, les Assises sur l’islamophobie, dans le cadre des Assises de l’interculturalité voulues par le gouvernement fédéral

spain

Espagne

Une enquête de l’Instituto Elcano en Espagne indique que 68 % des Espagnols considèrent les sociétés musulmanes comme « violentes », et 79 % comme « non tolérantes ». 74 % pensent également qu’il existe déjà un choc des civilisations entre les pays occidentaux et le monde musulman.

suede

Suède

En 2006, un sondage de Swedes by Demoskop, rapporté dans le Dagens Nyheter, montre que 33 % des personnes de plus de 65 ans pensent que les musulmans menacent la culture suédoise, 15 % des sondés de 15 à 27 ans répondent oui à la même question.

australi2                                                                                         Australie

En 2006, le Sunday Herald Sun a publié un sondage commandé auprès de l’institut Gallup, publié le 30 juillet, indiquant que 40 % des Australiens interrogés estiment que l’« islam est une menace à leur mode de vie », et qu’un sondé sur trois craint davantage les musulmans depuis le 11 septembre 2001. Un sondage similaire de mars 2006 établit qu’un quart des personnes interrogées voient l’islam comme « une croyance intolérante ou fondamentaliste ». Cependant, l’un des chercheurs à l’origine de cette étude, Kevin Dunn, de la New South Wales University, affirme que ces personnes se sentent moins menacées par l’islam quand elles ont des contacts directs avec les pratiquants de cette religion.

MDD

 

 

 

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